Mar12112018

mise a jour :Mer, 13 Jui 2018 2pm

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Imam Jafar Cadiq (P)

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Imam Jafar Cadiq (P)

Le sixième Imam est Ja’far Cadiq, fils de Muhammad (P). Sa mère est Fâtima (dont l’autre nom est Ummu Farwah).

L’Imam est né à Médine, le lundi 17 rabi’I, (le jour Anniversaire de la naissance du Prophète (p)) en l’an 83 après l’hégire. Il vécut environ 16 ans aux côtes de son grand-père Zein Al Abédine (P) qui lui fit faire ses premiers pas dans la voie de la Connaissance. Son père, l’Imam Al Bâqir (P) complétera durant 15 ans le reste de cette Sainte éducation héritée de leur grand-père le Prophète Muhammad (P).

Il possédait un grand savoir et des qualités supérieures. Il était un homme de sagesse, connaisseur de la chari’a et pieux. Il était sincère, juste; un homme de grandeur, de générosité et de valeur. Il était doté de beaucoup d’autres qualités.

Cheikh al-Mufîd raconte : « Les savants religieux acquirent de lui beaucoup plus qu’ils n’avaient appris de tout autre membre des Ahlul Bayt (p). Personne n’a été aussi prolifique que l’Imam Cadiq (P) quant à la propagation de la religion parmi les Ulémas de l’histoire religieuse et du Hadith.

En réalité le nombre de savants religieux (sérieux et appartenant à différentes écoles) ayant acquis des connaissances de lui, atteint quatre mille.

A commencer par Zeid le frère de l’Imam Cadiq (P) qui témoigna en ces mots pleins de sincérité et de sagesse en faveur de son frère :

« A chaque époque de notre histoire, Dieu choisit un parmi nous les Ahlul Bayt pour être le Pôle. Pour notre époque le Pôle est mon frère Ja’far Cadiq (P). Ne se perdra pas celui qui le suit. Se perdra celui qui ne le suit pas. »

Ce même Zeid fut tué a la suite d’une révolte qu’il mena contre les Ommeyades (par Icham fils de Abdoul Malik fils de Marwân) et fut considéré après sa mort par certains chiites comme le sixième Imam malgré le témoignage unanimement reconnu qu’il porta sur son frère. Cette branche des chiites est surnommée aujourd’hui Zeidiya.

Abu Hanifa, le chef de l’une des cinq écoles, était également un des disciples de l’Imam Cadiq (P). Il dit ceci de son maître :

« Si ce n’était pas ces deux années [que j’ai passées à étudier auprès de l’Imam Ja’far Cadiq], j’aurais péri dans la malédiction [d’avoir mal dirigé ma communauté] »[31]

Le chef Mansour convoqua un jour Abu Hanifa et lui demanda de préparer des questions des plus pointues qui soient afin d’arriver à embarrasser l’Imam Cadiq. Lorsque ce dernier fut amené à répondre aux 40 questions que lui avait préparées Abu Hanifa, quelle ne fut la surprise de ce dernier de voir avec quelle simplicité et quelle lumière l’Imam répondait sans hésiter à ce qu’il pensait être très complexe.

A la sortie de cet entretien Abu Hanifa tint ce jugement :

« Je n’ai jamais vu une personne qui maîtrisait autant que Ja’far Cadiq (P) les questions religieuses. »[32]

De même que Abu Hanifa l’Imam Malik tira bien des enseignements de ses multiples rencontres avec l’Imam Ja’far (P):

« J’ai rencontre à plusieurs reprises l’Imam Ja’far (P) mais cela se passait toujours dans l’une au moins des trois situations suivantes et rien que ces trois : il prie ou il jeûne ou il enseigne les matières islamiques. De notre époque nulle oreille n’a jamais entendu et nul œil n’a jamais vu une personne plus pieuse, plus savante et plus désintéressée des vanités terrestres que l’Imam Ja’far Cadiq. »[33]

Jâbir Ibn Hayyan (appelé Geber en Occident) le fondateur de la chimie moderne et de toute la science expérimentale était l’un de ses plus célèbres disciples. Il rédigea plus de cinq cents opuscules tous dictés par son maître l’imam Ja’far (p).Tous ses écrits commençaient par « mon maître l’imam Ja’far m’avait dit :… ».

L’école Ja’farite est l’une des cinq écoles de l’islam, également appelée l’école des Ahlul Bayt (P) et c’est la première des écoles de l’islam car étant antérieure à toutes les autres. Cette école, bien que portant le nom de l’imam Cadiq (P) qui était l’un des successeurs du Prophète (P) désignés par Allah, est la seule école qui existait du vivant même du Prophète (P). Les autres écoles étant toutes nées plus de cent ans après le rappel à Dieu du seigneur des envoyés (p). La raison de cette appellation est que l’imam Cadiq (P) plus que tout autre imam (p) a eu l’opportunité d’enseigner aux musulmans en grand nombre la bonne interprétation du coran et la vraie Sunna de son grand père (P), car son imamat a coïncidé avec la lutte pour le pouvoir entre omeyyades et abbassides.

L’imam Ja’far se nourrissait de vinaigre et d’huile et mettait des vêtements rudes. Parfois ceux-ci étaient très rapiécés.

Il avait l’habitude de travailler son jardin lui-même. Il perdait souvent connaissance en se rappelant Allah.

Une nuit, le Calife Abbasside de l’époque fit convoquer l’Imam par un messager. Celui-ci raconte : « Je suis allé chez l’Imam et je l’ai trouvé dans sa chambre privée. L’Imam avait les joues couvertes de poussière, et suppliait Allah dans la plus grande humilité, les mains levées vers les cieux, les mains et le visage poussiéreux ».

C’était un homme charitable et de disposition aimable. Il parlait avec tendresse et se montrait très coopératif. On avait plaisir à travailler avec lui.

Un jour l’Imam appela son domestique, Mussadif et lui donna mille dinars pour se préparer à un voyage d’affaires, en Egypte, car le nombre de sa suite avait augmenté et il était nécessaire de rechercher davantage de moyens de subsistance.

Moussadif acheta des marchandises et partit pour la Syrie avec un groupe de commerçants. Lorsqu’ils approchèrent de l’Egypte, ils rencontrèrent un autre groupe de commerçants revenant de ce pays. Ils dirent à ceux-ci qu’ils possédaient telle sorte de marchandises et qu’ils voulaient savoir si elles étaient disponibles en Egypte. Leurs interlocuteurs répondirent par la négative. Les marchands prêtèrent alors serment de ne pas revendre leurs marchandises à moins de cent pour cent de bénéfice. Ce qui fut fait. Après quoi ils retournèrent à Médine.

Mussadif rentra chez l’Imam avec deux sacs contenant chacun mille dinars. Il lui dit que l’un des deux sacs contenait le capital, l’autre, les bénéfices.

L’Imam lui fit remarquer que les bénéfices étaient excessifs et lui demanda ce qu’il avait fait des marchandises. Moussadif lui expliqua ce qu’il avait fait et le serment qu’il avait prêté (de ne pas revendre à moins de 100% de profit). L’Imam s’étonna qu’il ait juré de ne pas revendre des articles à des musulmans à moins de 100% de bénéfice !

Puis l’Imam prit l’un des deux sacs et dit : « Celui-ci contient mon capital, et nous ne touchons pas les bénéfices ». Et d’ajouter : « O Moussadif ! Il est plus facile de combattre avec une épée que de gagner sa vie légalement (halâl) ! ».

Il mourut empoisonné le 25 Chawwâl, 148 A.H., à l’âge de 65 ans et fut enterré au cimetière de Bâqia à Médine .

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