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mise a jour :Lun, 05 Juil 2021 6pm

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L'Imâm Ali (p)… symbole de pureté, de science et de piété

L'Imâm Ali (p)… symbole de pureté, de science et de piété



Ali (p), né et tombé en martyr à l'intérieur de la Maison de Dieu !

L'Imâm Ali (.p) est né à l'intérieur de la Maison de Dieu qui est la sainte Mecque. Personne avant lui et après lui n'y a vu le jour… Il est tombé en martyr à l'intérieur de la Maison de Dieu, lui qui considérait la vie toute entière comme une maison de Dieu dans laquelle les hommes crées par Dieu reconnaissent l'unicité de Dieu en L'adorant, et reconnaissent Sa divinité en Lui obéissant.

Ali (p) était du côté de Dieu dans tout ce qu'il a pensé et dans tout ce qu'il a dit aux gens, dans tout son djihâd et dans toutes ses responsabilités. Il leur disait, à eux tous, lui qui était le calife des Musulmans : «Mon affaire et la vôtre ne sont pas les mêmes : Je vous veux pour Dieu et vous me voulez pour vous-mêmes ». Sa mission est d'ouvrir les raisons des gens vis-à-vis de Dieu, vis-à-vis du monothéisme apporté par l'Islam en vue d'en finir avec tout polythéisme au niveau de l'obéissance et de la servitude envers Dieu, en vue de faire de la crainte révérencielle le fondement du comportement humain dans les conditions de l'omniprésence divine.

L'Imâm Ali (p) s'est vendu soi-même à Dieu. Il n'avait en lui-même rien pour lui-même. Les commentateurs de Coran pensent que c'est à son sujet qu'a été révélé le Noble Verset qui dit : ((Il en est un, parmi les hommes, qui s'est vendu lui-même pour satisfaire à Dieu)) (Coran II, 207). Il a passé toute sa vie à la manière d'un amoureux qui ne peut point supporter l'absence de son bien-aimé.
Il dit dans l'invocation qu'il a apprise à Kumayl Ibn Ziyâd : « Suppose, ô mon Dieu que j'ai pu supporter les supplices que Tu m'infliges ; comment pourrais-je alors supporter le fait de ne pas être près de Toi ? Suppose, ô mon Dieu que j'ai pu supporter la chaleur des feux avec lesquels Tu me tortures, comment pourrais-je alors supporter le fait de regarder Ta grâce ? ».
Son cœur était rempli de l'amour qu'il portait envers Dieu, le Très-Haut, et envers du Messager de Dieu. C'est de lui que le Messager de Dieu (P) parlait lorsqu'il a dit pendant la Bataille du Fossé : « Demain, je donnerai l'étendard à un homme qui aime Dieu et Son Messager et qui est aimé de Dieu et de Son Messager ». L'amour qu'il portait envers Dieu occupait sa raison, son cœur et son action.
C'est pour cette raison qu'il a dit lorsqu'il a enfoncé la portail de Khaybar que soixante-dix hommes étaient incapable de la faire bouger : «Par Dieu ! Je ne l'ai pas enfoncée par une force humaine, mais par une force divine ». Ce sont l'amour qu'il portait envers Dieu, sa fidélité à Dieu et son djihâd pour Dieu qui donnait à Ali (p) la force nécessaire pour défendre l'Islam et faire le djihâd pour la cause de Dieu.

Les qualités d'Ali (p)

Après la mort en martyr Ali (p), l'un de ses compagnons, du non de Dirâr Ibn Hamza s'est rendu chez Mu'âwiya qui lui a demandé de le lui décrire. L'homme ne voulait pas le faire par crainte d'être châtié par Mu'âwiya. Mais face à l'insistance de ce dernier, il a fini par dire : « Comme il m'est enjoint de le décrire, je dirais qu'il était, par Dieu, d'immense envergure, riche en facultés, il tranchait en parlant et jugeait justement en jugeant. La science jaillissait autours de Lui et la sagesse l'entourait de toute part.
Il était mélancolique face à la vie et ses plaisirs et se sentait à l'aise pendant la nuit et sa solitude (car, s'agissant des croyants ((Leurs flancs s'arrachent à leurs lits pour invoquer leur Seigneur par crainte autant que par convoitise)) (Coran XXXII, 16). Ses larmes abondaient lorsqu'il pleurait, il s'adonnait longuement à réfléchir. Il tournait ses mains en s'interrogeant et parlait à son âme. Les vêtements rudes et les aliments raides lui plaisaient. Avec nous, il était comme chacun de nous (par modestie).
Il nous faisait approcher lorsque nous le visitions, répondait lorsque nous l'interrogions et nous visitait lorsque nous l'invitions. Bien qu'il fût si accueillant, nous n'osions pas lui adresser la parole par excès de respect. Lorsqu'il souriait, il montrait des dents semblables à des perles bien rangées. Il traitait les croyants avec un grand respect (car Dieu a dit : ((N'obéis pas à celui dont nous avons rendu le cœur inattentif à notre rappel, qui poursuit sa passion et qui est outrancier en son commandement)) (Coran XVIII, 28), et approchait les pauvres.
Les forts ne pouvaient point espérer le voir suivre la fausseté et les faibles ne perdaient point l'espoir de retrouver sa justice. Je témoigne que je l'ai vu, dans certaines de ses postures, au milieu de la nuit, alors qu'il se tenait debout dans son lieu de prière tout en tenant comme pour l'arracher, sa barbe de sa main, tout en gémissant comme quelqu'un qui est mordu par un serpent, tout en pleurant comme un affligé et tout en disant : « Ô la vie de ce monde-ci ! Eloigne-toi de moi.
Est-ce moi que tu tentes de séduire ? Est-ce moi que tu désires ? Que je n'ai pas besoin de toi ; ce que tu tentes est irréalisable. Va donc séduire d'autres. Je t'ai répudiée par trois fois sans possibilité d'arrangement. Vie ! Tu es courte ; tu as peu d'importance et ce qu'on peut espérer de toi est ridicule. Les provisions sont chétives, le chemin est long, le voyage est interminable et l'endroit où nous irons est d'une gravité immense ». On dit que Mu‘âwiya a pleuré en entendant ces propos de Dhirâr, que ses larmes ont coulé sur sa barbe, qu'il s'est mis à les essuyer avec sans manches et que toute l'assistance a également pleuré.
Mu'âwiya aurait même dit : « Que Dieu ait l'âme de Abû al-Hassan dans sa miséricorde. Il était vraiment comme tu l'as décrit. Comment trouves-tu ta tristesse pour lui ? ». Dirâr a répondu : « autant que la tristesse d'une mère qu'on a égorgé son fils dans son giron. Ses larmes ne tarissent point et sa tristesse ne s'épuise pas ». Puis il est sorti.

Ali (p), le Prophète lui-même quant à ses moralités et ses qualités de porteur de message

L'Imâm Ali (p) nous parle de son maître et éducateur, le Messager de Dieu (P). Le Messager de Dieu (P) l'avait pris en charge dès le début de son enfance, car son oncle Abû Tâlib avait beaucoup d'autres enfants et était dans le besoin. Ali(p) nous parle de cette période de sa vie en disant : « Vous savez la place que j'occupe auprès du Messager de Dieu grâce à la proche parenté,et le lieu distingué. Il m'a mis dans son giron quand j'étais petit. Il me prenait dans ses bras et me couvrait dans son lit. Il me faisait toucher son corps et sentir son parfum. Il mâchait la nourriture avant de me la donner. Il n'a jamais trouvé à mon compte un mensonge dans mes parole ou une stupidité dans mes actions».

Depuis qu'il était nourrisson, Dieu a chargé le plus grand de Ses anges de l'accompagner et de le conduire sur la voie des vertus et des bons caractères.

« Je le suivait comme le petit chameau qui suit sa mère. Chaque jour, il m'apprenait l'un de ses bons caractères, et m'ordonnait de suivre son exemple. Il avait l'habitude de se retirer gans la grotte de Hirâ' où je le voyais sans que personne d'autre ne pouvait le voir. Il n'y avait aucune maison dont tous les habitants étaient musulmans en dehors de celle du Messager de Dieu et de Khadîdja ; moi j'en étais le troisième. Je voyais la lumière de la Révélation et du Message, et je humais l'air de la Prophétie ».

C'est en conséquence que le Messager de Dieu (P) lui a dit : « Tu es mon frère dans ce monde-ci et dans l'Autre monde ». Il a dit aussi à son compte : « Je suis la cité de la science, Ali en est la porte ». L'Imâm Ali (p) a participé à toutes les batailles du Prophète (P), à l'exception de Tabûk, car le Prophète (P) lui avait demandé de rester à Médine ce qui l'avait un peu indisposé. Alors le Prophète (P) lui a dit : « Ô ‘Ali, ne t'est-il pas suffisant que tu sois par rapport à moi ce qu'Aaron a été par rapport à Moïse, sauf qu'il n'y a pas de prophète après moi ? ».

Et comme il avait la mission d'enseigner et d'instruire les Musulmans, il lui arrivait de leur dire : « Interrogez-moi ! Par Dieu,si vous m'interrogiez au sujet du Coran, je vous dirais qu'il n'y a aucun verset que je ne sache pas quand, de jour ou de nuit, pendant un séjour ou un voyage, dans une montagne ou une plaine,a-t-il été révélé …». Et lorsqu'on a demandé à Aicha de parler Ali (p), elle a répondu : « Je ne connais aucun homme qui soit plus aimé du Messager de Dieu autre que lui, ni une femme qui soit plus aimée du Messager de Dieu autre que sa femme».

Au jour du Gadîr, le Prophète (P) avait rassemblé les pèlerins sur un carrefour après son retour du pèlerinage d'Adieu à la Mecque et leur a dit : "Ne suis-je pas le maître des croyants plus qu'ils ne le sont eux-mêmes?". A leur réponse affirmative, il a répliqué : "Dieu! Sois-en le témoin : Celui qui me considère comme son maître doit considérer 'Ali comme son maître. Seigneur! Sois l'ami de ses amis, sois l'ennemi de ses ennemis, assiste ceux qui l'assistent, abandonne ceux qui l'abandonnent et fais que la vérité soit avec lui là où il se dirige". L'épouse du Prophète (P), Umm Salama, a dit : «J'ai entendu le Messager de Dieu (P) dire : Ali est avec le Coran et le Coran est avec ‘Ali Ils ne se sépareront pas avant de me rejoindre au bord du Bassin».

On signale parmi ses recommandations : « Je vous recommande cinq choses qui méritent d'être cherchées même si vous pressez vos montures à vous porter pour les atteindre : Que personne n'espère rien en dehors de son Seigneur, ne craigne rien en dehors de sa faute, n'ait honte de dire ‘je ne sais pas' chaque fois qu'on lui demande au sujet de quelque chose qu'il ne sait pas, n'ait honte d'apprendre quant il ne connaît pas. Et soyez patients, car La patience est, par rapport à la foi, comme la tête par rapport au corps. Comme le corps ne sert à rien sans la tête, la foi ne sert à rien sans la patience ».

Interrogé au sujet du bien, l'Imâm Ali(p) a dit : « Le bien ne consiste pas dans le fait d'avoir beaucoup d'argent et beaucoup d'enfants, mais dans le fait d'avoir beaucoup de science et beaucoup de mansuétude, dans le fait de te flatter de ta piété. Lorsque tu fais du bien, tu glorifies Dieu, et lorsque tu fais du mal tu demandes pardon à Dieu. Le bien dans ce monde n'appartient qu'à deux hommes : Un homme qui a commis des péchés et qui les efface par le repentir, et un homme qui se précipite pour faire du bien ».

L'Imâm Ali (p) a dit : « Ô gens ! Bonheur à celui dont ses failles l'occupent et l'empêchent de regarder les failles des autres ; bonheur à celui qui se colle à sa maison, s'attache à obéir à son Seigneur, pleure pour ce qu'il aura commis en matière de péchés. C'est un homme qui s'occupe de soi-même et qui ne gêne en rien les autres ».

Ali (p), le précurseur de l'unité islamique

Ne venons de voir certains aspects de ce que représentait l'Imâm Ali (P) qui a consacré à l'Islam tout son courage, toute sa fermeté et tout son djihâd durant sa vie auprès du Messager de Dieu (P). Le Messager de Dieu a dit à son compte lorsqu'il s'est présenté pour faire face à ‘Amr Ibn ‘Abd Wudd en combat singulier : « Toute la foi se dresse contre toute la mécréance ». Après la mort du Messager de Dieu, il a été frustré de son droit ; mais il a assumé sa responsabilité de préserver l'Islam et les Musulmans.
Il a coopéré, par attachement à l'unité islamique, avec ceux qui l'ont précédé. Il disait à ce propos : « J'ai craint au cas où je n'assiste pas l'Islam et les Musulmans d'y voir une faille ou une fissure qui constitueraient pour moi une catastrophe plus grande que celle qui s'abattrait sur moi en n'obtenant pas votre califat qui n'est autre que plaisir pour un nombre réduit de jours qui ne durent que pour peu de jours qui finissent par se dissiper comme le mirage ou les nuages. Alors je me suis mis en action jusqu'à l'établissement de la vérité et la chute de l'erreur… ».

Il se considérait comme responsable de l'islam même en dehors du califat tout comme il l'est dans le califat. Il disait : « Je me soumettrai tant que les affaires des Musulmans seront respectées et tant que je serai le seul à être traité injustement ». Il déconseillait aux Musulmans d'injurier ceux avec qui ils ne sont pas d'accord. Il leur disait : «Je déteste que vous les insultiez. Il vaut mieux et il est plus convaincant de parler de leurs mauvaises actions ou de dire : ‘Seigneur ! Epargne notre sang et le leur, fais que nous nous réconcilions et dirige-les pour les faire sortir de leur égarement… Cela est d'autant plus utile qu'il permet de faire connaître la vérité à ceux qui ne la connaissent pas, et d'inciter ceux qui optent pour l'injustice et l'agression à réviser leurs attitudes ».

L'Imâm Ali (p) était le précurseur de l'unité islamique du point de vue intellectuel et pratique. A l'occasion de la célébration de son anniversaire de naissance, nous devons œuvrer pour l'unité islamique vers laquelle les Musulmans convergent au niveau des constantes doctrinales de l'Islam, unité qui leur exige de se référer à Dieu et à Son Messager lorsqu'ils sont en divergence.

L'Imâm Ali (p) était du côté de la vérité toute entière et la vérité toute entière était de son côté. Nous devons, nous aussi, être du côté de Ali et de la vérité.

A cette occasion, nous nous arrêtons avec le poète chrétien qui a dit :

« Ciel ! Baisse-toi humblement ! Terre ! Calme-toi et soumet-toi, car j'ai évoqué Ali! »

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